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Au coeur de notre offre... CPR Actions France Climat
Depuis 2018, CPRAM développe son expertise sur les enjeux climatiques et propose des solutions de placement visant à accompagner la transition vers une économie bas carbone. Avec CPR Actions France Climat, CPRAM enrichit sa gamme de fonds climat à travers une stratégie actions françaises qui associe sélection active de valeurs, réduction de l’intensité carbone du portefeuille et soutien à des projets locaux en France.
Gaël Des Prez De La Morlais, gérant du fonds CPR Actions France Climat chez CPRAM, revient sur son approche de la thématique et sa vision des perspectives.
Publié le 09 octobre 2026
Pouvez-vous nous présenter le fonds CPR Actions France Climat ?
CPR Actions France Climat est un fonds actions françaises multisectoriel, éligible au PEA, qui investit sur le marché des grandes valeurs françaises avec pour indice de référence le SBF 120. Son objectif est de chercher à surperformer le marché actions français sur le long terme, tout en construisant un portefeuille moins carboné que son indice de référence et en accompagnant la transition bas carbone des entreprises françaises.
Le fonds repose sur une gestion active et applique une sélection responsable fondée sur des critères ESG et climatiques. Les activités liées aux énergies fossiles sont exclues, et l’accent est mis sur les sociétés engagées dans une trajectoire de transition crédible, avec des démarches claires de réduction de leurs émissions.
Le fonds présente un indicateur de risque PRIIPs de 4 sur 7, ce qui correspond à un niveau de risque intermédiaire, et son horizon minimum de placement recommandé est de 5 ans. Classé article 8 au sens du règlement SFDR, il s’adresse aux investisseurs souhaitant bénéficier du potentiel du marché actions français tout en donnant une dimension climat à leur épargne, avec un risque de perte en capital.
Comment la thématique climat est-elle abordée à travers le fonds ?
L’approche climat du fonds repose sur deux grands leviers complémentaires.
Le premier levier concerne la construction du portefeuille. Nous sélectionnons des entreprises françaises en visant une intensité carbone au moins 20 % inférieure à celle du SBF 120, tout en maintenant le fonds sur une trajectoire de décarbonation définie selon notre méthodologie interne. Cette démarche s’accompagne d’une approche exigeante : exclusion des activités incompatibles avec les objectifs climatiques, exclusion des plus mauvaises pratiques ESG et des controverses majeures, et sélection des entreprises les plus engagées dans la transition vers une économie bas carbone.
Un point important de notre philosophie d’investissement consiste à conserver une exposition aux secteurs à fort enjeu climatique, comme l’industrie ou les transports, avec un poids au moins équivalent à celui de l’indice. L’objectif n’est pas d’éviter les secteurs les plus émetteurs, mais d’identifier au sein de ces secteurs les entreprises les mieux positionnées pour évoluer et contribuer à la transition.
Le second levier porte sur le financement de projets locaux en France. Une partie des frais de gestion est utilisée pour financer l’acquisition de crédits carbone volontaires issus de projets agricoles et forestiers français labellisés bas carbone. Cette contribution vise à compenser tout ou partie de l’empreinte carbone résiduelle du portefeuille.
Grâce à cette double approche, le fonds associe ainsi investissement coté, réduction de l’intensité carbone et soutien concret à la décarbonation du territoire français.
Comment sélectionnez-vous les entreprises et les projets soutenus par le fonds ?
Chaque entreprise en portefeuille fait l’objet d’une analyse approfondie. Nous regardons bien sûr ses fondamentaux financiers, mais aussi sa capacité à s’inscrire durablement dans la transition climatique. Nous évaluons notamment son positionnement sectoriel, la crédibilité de sa stratégie de réduction des émissions, la qualité de ses pratiques ESG et son exposition aux enjeux environnementaux.
Pour cela, nous nous appuyons sur plusieurs indicateurs et référentiels reconnus, notamment les travaux du Climate Disclosure Project (CDP) et de la Science Based Targets initiative (SBTi), qui permettent d’analyser la transparence des entreprises, leurs engagements climatiques et leur alignement avec des trajectoires de réduction d’émissions fondées sur la science. Cette lecture est complétée par notre analyse interne, afin d’identifier les sociétés les plus engagées et les mieux préparées à l’évolution du cadre réglementaire et économique.
Concernant les projets financés, nous privilégions des projets labellisés Bas-Carbone, auditables et traçables, sélectionnés en partenariat avec Carbioz, entité du pôle Crédit Agricole Capital Naturel, récemment créé. Carbioz identifie et suit des projets agricoles et forestiers français, avec un fort ancrage territorial.
Concrètement, ces projets peuvent prendre différentes formes : réduction de l’usage des engrais azotés, plantation de haies, développement de pratiques agricoles plus sobres en carbone ou encore initiatives forestières. Au-delà de leur contribution à la décarbonation, ces projets peuvent également générer des effets positifs sur les territoires, comme l’amélioration de la qualité des sols, le soutien à la biodiversité ou des retombées économiques locales.
Quelles perspectives pour les investisseurs et quelle est votre vision pour la fin d’année ?
En 2026, la transition vers une économie bas carbone continue de s’accélérer, en France comme à l’échelle mondiale. Face aux risques climatiques, à l’évolution du cadre réglementaire et aux attentes croissantes des parties prenantes, les entreprises qui disposent des meilleures pratiques environnementales devraient être mieux positionnées pour l’avenir.
Dans ce contexte, le marché français nous paraît particulièrement intéressant. Il offre une exposition à des secteurs clés de la transition, qu’il s’agisse de l’industrie, des transports, des biens d’équipement ou encore de certaines activités de services. Notre conviction est que la transformation de l’économie ne se fera pas uniquement par l’émergence de nouveaux acteurs, mais aussi par la capacité des entreprises établies à adapter leurs modèles, à investir et à réduire progressivement leur empreinte carbone.
Cette dynamique s’inscrit par ailleurs dans un environnement soutenu par des plans publics ambitieux en faveur de l’environnement et de la décarbonation. Pour les investisseurs, cela peut créer des opportunités de long terme au sein des entreprises françaises les plus engagées.
Bien entendu, la transition bas carbone ne se fera pas de manière linéaire. Les rythmes d’investissement, les contraintes opérationnelles, les évolutions réglementaires ou encore la volatilité des marchés peuvent générer des phases d’ajustement. Mais à long terme, nous pensons que les entreprises capables de conjuguer performance économique, discipline ESG et crédibilité climatique devraient être parmi les mieux armées pour créer de la valeur.
Avertissement
Propos recueillis le 07/10/2026. Les commentaires, estimations, points de vue, analyses et projections sur les marchés et leurs évolutions reflètent l’opinion de CPRAM à la date de publication, et n’engagent pas la responsabilité de la société. Les informations fournies n’ont aucune valeur contractuelle, et ne constituent ni conseil ni recommandation en investissement, à l’achat ou à la vente. Elles sont basées sur des sources considérées fiables par CPRAM, ce qui ne garantit pas leur exactitude, pertinence, ou exhaustivité. Cette publication ne peut être reproduite, en totalité ou en partie, ou communiquée à des tiers sans l’autorisation préalable de CPRAM. Sous réserve du respect de ses obligations, CPRAM ne pourra être tenu responsable des conséquences financières ou de quelque nature que ce soit résultant de l’investissement.
Pour plus de détails sur les risques, la politique d’investissement, les coûts, les frais annexes et autres dépenses, veuillez-vous référer au Prospectus et au DIC PRIIPS.
Le fonds est principalement exposé au risque de perte en capital, risque de surexposition recherché, risque de crédit, risque de change, risque de taux et de marché, risque de baisse / hausse de l’inflation, risque d’arbitrage, risque lié aux investissements sur des pays émergents, risque lié à la volatilité, risque de liquidité, risque de contrepartie, risque de liquidité lié aux cessions et acquisitions temporaires de titres et/ou contrats d’échange sur rendement global (TRS), et de risque discrétionnaire.
Rien ne garantit que les professionnels actuellement employés par CPRAM continueront à l’être ou que les performances ou succès passés d’un collaborateur servent d’indicateur des performances ou succès futurs de celui-ci.



